WAPA – War Affected People’s Association

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Le projet

Programmes d’art-thérapie pour les jeunes démobilisés des guérrillas colombiennes

Lieu(x) d’impact : Colombie 

Depuis 2010, la Corporación Proyectarte, une ONG basée à Medellín, créé des processus de transformation personnelle et sociale à partir de l’art, comme contribution à la construction de la paix et au développement humain individuel et collectif.

En savoir plus

WAPA soutient le programme d’art-thérapie développé par son partenaire local Proyectarte dans deux centres de réinsertion (CAPRE) à Cali (Arteuma – Inventeurs de rêves) et Medellin (Kuakumun – l’art de renaître). 90 jeunes, – filles et garçons entre 14 et 18 ans -, accueillis au sein des CAPRE reçoivent une formation scolaire et professionnelle. Mais pas seulement. Grâce à Proyectarte, ces enfants ont désormais la chance de compléter leur parcours scolaire et professionnel avec une formation humaine via des processus de transformation personnelle et collective.

Plus qu’un simple atelier…

Ces séances de musique, danse, arts plastiques, théâtre, broderie, … sont bien plus qu’une simple distraction dans leur emploi du temps. Elles permettent de développer des compétences aussi bien personnelles que sociales :

  • mieux se connaître, retrouver sa confiance en soi, se découvrir des talents et explorer de nouvelles perspectives d’avenir au-delà du port d’armes;
  • apprendre à contrôler son agressivité, développer sa tolérance, sa patience et sa concentration;
  • panser ses blessures et aller de l’avant, apprendre à construire au lieu de déconstruire;
  • travailler en équipe, respecter les différences, entrer en relation avec les autres sans rivalité;
  • combattre sa timidité;
  • créer des amitiés; …

Ces séances sont accompagnées de sorties et d’évènements artistiques : présentation des œuvres artistiques à d’autres jeunes de la société, rencontres avec des artistes professionnels, visite d’un musée, … Ces échanges leur sont bénéfiques, leur rendent leur fierté et leur permettent d’être considérés autrement que comme des ex-enfants soldats.

Quelques chiffres clés

WAPA c’est aussi …

  • 4 femmes déterminées porteuses du projet 
  • 3 partenaires locaux, bientôt 4
  • 6 années d’existence
  • 4000 donateurs
  • 1.000.000 € récoltés depuis 2013

L’association porteuse du projet

L’association WAPA lutte contre l’utilisation d’enfants dans les conflits armés et pour leur réinsertion au sein de communautés renforcées.

Comment ?
Au Sud, WAPA collabore avec des partenaires locaux dans des pays post-conflits ou en transition vers la paix et finance leurs programmes de réinsertion.

Au Nord, WAPA mène des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer sur la problématique des enfants soldats afin de mettre fin à leur recrutement (prévention, démobilisation, réinsertion).

Pour réinsérer efficacement les ex-enfants soldats au sein de leur communauté renforcée, il est capital d’investir dans un soutien durable, individuel et sur-mesure.

L’ASBL belge WAPA, présente aujourd’hui en Ouganda, au Sri Lanka et en Colombie (et prochainement au Congo), soutient des projets autour de 3 axes :

  • La santé et bien-être
  • L’éducation de qualité
  • Les moyens de subsistance

WAPA a été fondée en 2013 par Solveig Vinamont et Véronique Cranenbrouck, deux jeunes femmes, amies, passionnées et déterminées. Elles ont été rejointes par Marie Letor en 2015 pour s’occuper principalement de la partie évènementielle et Amandine Vanderstichel en 2019 pour la gestion administrative et financière de l’association. 

 

La problématique des enfants soldats

Aujourd’hui encore, plus de 250.000 filles et garçons, âgés de moins de 18 ans, sont associés à une force ou à un groupe armé. Leur réinsertion au sein des familles et des communautés est un processus complexe, parfois impossible, entaché par le manque de moyens et l’absence d’une vision à long terme.

 

En Colombie ? 

En Colombie, on ne parle pas de guerre civile mais bien de conflit armé. Un conflit particulièrement compliqué notamment en raison de sa durée, plus de 50 ans, de sa source de financement : le narcotrafic et de la multitude des protagonistes. Les guérillas des FARC, l’EPL, l’ELN, le M-19 (respectivement : marxistes, maoïstes, guévaristes, et nationalistes), des guérillas indigènes et afro-descendantes se battent ou se sont battues pour des raisons à l’origine idéologiques. 

Quasiment tous les groupes armés ont recruté des enfants comme soldats aussi bien dans les villages que dans les villes. Ils auraient été près de 18.000 à avoir été recrutés. Avec les bandes criminelles, on voit également apparaître la notion d’enfant criminalisé (informateur, dealer de drogue ou pire encore sicarios – tueurs à gage – … ) à considérer également comme des enfants soldats. Leur nombre n’est pas connu. 

Les enfants ont « rejoint » les groupes armés pour différentes raisons : des conditions économiques difficiles, la violence domestique, le manque d’opportunités, le désir de vengeance, les menaces et le recrutement forcé. Parmi les rôles, l’on retrouve : l’accomplissement des tâches domestiques, le messager ou l’informateur, la fabrication, la pose ou la détection des mines antipersonnel, le guide ou le garde, l’esclave sexuel pour les leaders militaires, le recrutement d’autres enfants. Enfin, ils prennent les armes et sont envoyés au front et procèdent à des enlèvements. 



En Colombie, l’âge moyen de l’enfant soldat serait estimé à 13 ans et 30 % des enfants seraient des filles. 1 enfant sur 6 est Afro-colombien ou indigène. 

Source : WAPA – Unicef

+ d'infos

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